Placer le fruit de sa vente immobilière

Vous venez de signer l’acte de vente chez le notaire. Votre bien est vendu ! il s’agit maintenant de trouver quoi faire de la somme ainsi obtenue.

 

 

Calculer le montant réellement disponible

 

Une partie du fruit de la vente a déjà été dépensée.

 

Il faut commencer par calculer le montant net dont vous disposerez réellement ,une fois les frais d’agence réglés et les éventuelles factures pour travaux et autres taxes associées à la vente du bien

Une fois ce décompte effectué, il faut déduire le montant du crédit immobilier qui reste à rembourser, notamment si vous avez vendu avant le terme de votre emprunt. C’est une chose fréquente aujourd’hui.

Ensuite, il y a les impôts qui s’appliqueront à la plus-value réalisée si le bien vendu n’était pas votre résidence principale (ou si vous n’avez pas l’intention d’utiliser cet argent pour acquérir votre future résidence principale).

 Le vendeur doit aussi payer la taxe foncière, la taxe d’habitation et, le cas échéant, les charges de copropriété (au moins au prorata du nombre de jours entre le premier de l’an et la date de la vente du bien). 

Enfin, les frais d’agence immobilière sont également, la plupart du temps, à votre charge.

 

Une fois vos calculs réalisés, vous connaissez exactement la somme vous dont disposez réellement.

 

Vendre pour acheter ailleurs et/ou plus grand

 

La vente d’un bien immobilier fait souvent partie d’une chaîne de transactions. Vous vendez votre logement car la famille s’agrandit et il vous manque une chambre. Vous vendez à Paris, car votre carrière professionnelle vous appelle à Toulon. Vous vendez la maison familiale avec jardin car les enfants sont partis et un appartement en centre-ville devient plus aisé. Les scénarios dans lesquels “on vend pour acheter autre chose” sont fréquents.

 

Soit vous signez votre acte de vente dans la foulée de l’acte d’achat suivant pour ne pas avoir à louer entre temps et ainsi déménager deux fois. Soit, comme c’est plus souvent le cas, les deux dates sont décalées.

 

Que vous soyez activement à la recherche ou avez identifié le bien de vos rêves et entamé la procédure d’achat, il s’agit d’optimiser votre situation financière. En général il s’écoule 3 mois avant de passer devant le notaire pour l’acte d’achat final, ce serait dommage de ne pas les mettre à profit.

 

Où placer ?

 

 

Une chose est sûre, vous allez dépenser le fruit de votre vente. Il est donc peu recommandable d’investir cet argent sur des supports à risque, comme les actions par exemple. Il s’agit donc de privilégier les placements sûrs et disponibles. La disponibilité est importante car, en cas de coup de cœur, vous pouvez avoir besoin de votre argent rapidement pour vous positionner.

 

Ce n’est pas pour autant que votre argent doit dormir sur votre compte courant, ou sur votre livret classique, qui ne rapportent guère plus .Le Livret A constitue une première solution, car il offre un rendement de 0,50%, net d’impôts. Mais il est limité à 22 900€ par personne.

 

Vous pouvez vous tournez vers des offres personnalisées d’aide à l’épargne qui rémunère jusqu’à 2% pendant 2 mois, puis  0,6% après, produit qui présente l’avantage de ne pas être plafonné à 22 900 €.

 

Vendre sans objectif d’achat 

 

 

 

Vous avez vendu votre résidence secondaire sans projet d’en racheter une autre ou vous cédez votre résidence principale car vous vous installez en couple dans un seul bien.  C’est le moment de faire un planning financier. Deux étapes recommandées : 

 

-L’épargne de précaution.

-L’épargne.

 

Si ce n’est pas déjà fait, mettez un peu d’argent sur un compte de secours. C’est dans ce dernier que vous irez puiser en cas de souci (idéalement l’équivalent de 6 mois de salaire). 

 

Puisque cet argent doit être disponible rapidement, le même principe que pour le scénario précédent s’applique : il faut le placer sur un compte sans risque.

La priorité n’est pas d’aller chercher des rendements mais se créer une tirelire à peu de frais. Le Livret A, ou Livret Développement Durable, sont deux bonnes options. 

 

Une fois ce montant mis de côté, c’est le moment d’épargner par objectif et non plus par sécurité. Si vous avez des projets tels qu’une voiture, des enfants, un mariage ou encore la retraire…. Il n’est jamais trop tôt pour les financer.

Le monde de l’épargne longue s’ouvre à vous. C’est le moment d’investir pour profiter d’un avantage considérable : les intérêts composés. 

 

Deux critères entrent en jeu : le risque, et le rendement. Des placements comme les actions, les crypto-monnaies, l’investissement locatif, etc présentent des rendements très alléchants mais peuvent aussi perdre de la valeur. Il faut donc se diversifier. Concrètement, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, de telle sorte que si un de vos placements chute, le bénéfice des autres amortisse un peu le choc.

 

Pour résumer, à la suite de la vente d’un bien immobilier, nous vous recommandons de :

 

-Calculer précisément le fruit net de votre vente, après les dépenses associées à la transaction, et déduction faite du crédit en cours éventuel.

-Décider si le fruit de la vente doit servir à l’achat d’un nouveau bien immobilier.

-Si oui, faites travailler cet argent sur un support liquide (rapidement disponible) et sûr. 

-Si non, constituez d’abord votre épargne de précaution, toujours sur ce même support liquide et sûr. Au-delà, placez en fonction de votre horizon de placement,  de votre goût du risque et de votre niveau de confort avec le monde de la finance.